Je m’appelle Bettina Atala et je suis née à Saintes en 1977.
J’ai pris un grand plaisir à aller à l’école primaire, au collège puis au lycée. J’ai pratiqué des activités variées comme l’escalade, le kayac ou le théâtre à la mjc de Caen.
Souvent j’allais au cinéma, la plupart du temps au Lux qui était près de chez moi. J’ai eu mon bac du premier coup en 1995.
A cette époque je suis partie à Paris pour m’inscrire à l’Université. J’ai passé du temps dans les bars, les expositions et les bibliothèques. J’ai raté par deux fois le concours d’entrée d’une école de cinéma à Bruxelles. Je suis alors plongeuse au restaurant universitaire puis factrice dans le 11ème arrondissement. Au début du siècle j’obtiens une licence en cinéma.

A l’aube du 21ème siècle je rencontre Grand Magasin (Pascale Murtin , François Hiffler). Nous obtenons une bourse pour aller au Japon, j’emprunte donc un avion de la compagnie Japon airline afin de me rendre à la Villa Kujuyama à Kyoto. Nous y tournons quelques films et empruntons frénétiquement les transports en communs. De retour en France nous fabriquons ensemble 5 spectacles : Voyez-vous ce que je vois ?, 0 tâche(s) sur 1 ont été effectuée(s) correctementPanorama commenté5ème forum international du cinéma d’entrepriseles déplacements du probleme que nous montrons entre autre au Centre Pompidou, à la fondation Cartier à Paris, au CAPC de Bordeaux, à la Biennale d’Art Contemporain de Lyon, au Kunstenfestival de Bruxelles,à St Anns warehouse à New-York, au Schouwburg de Rotterdam, au Festival d’Avignon, Printemps de Septembre à Toulouse, au Carrefour international du Théâtre de Québec,à l’Oerol Festival en Hollande, au festival Uovo à Milano, à la fondacao Serralves de Porto , à l’international theater festival de Goteborg en Suede ,au Bollwerk de Friburg, dans le Lieu Unique à Nantes, à l’IRCAM de Paris, au Toynbee Studio de Londres.

A 30 ans, en 2008, je décide de réaliser un film Saison 1 Episode 2 qui est projeté en ma présence au Centre Pompidou, au mk2 bibliothèque à l’invitation des cahiers du cinéma, au Printemps de septembre de Toulouse, au Mac/Val de Vitry sur seine,au festival Hors Piste, à l’Arsenic de Lausanne, au festival du film de femmes de Creteil ainsi que sur sur Canal Plus,… et en version anglaise au Stukteater de Leuven, au FIAF et Chez Bushwick à New York.
Lors de mon voyage à New York je tombe amoureuse de l’Amérique, je vais voir des matchs de basket-ball, découvre les joies du café au lait à boire en marchant et le plaisir des avenues numérotées.
Entre deux allers-retours le bien nommé Syndicat d’Initiative est montré au Théâtre de la Cité Internationale en 2010.
Peu de temps après je présente Talk Show  aux Laboratoires d’Aubervilliers, au Mac/Val, à la Casa Encendida de Madrid, au festival FAR° en Suisse, au Centre Pompidou…
En 2012 les services d’immigration américains m’estampillent Alien Extraordinaire. Je profite de mon visa à Los Angeles où je traîne sur les plateaux de tournages Hollywoodiens, prends des cours d’écriture de sitcoms et mange végétarien. De là bas, je chroniquais mes expériences outre-Atlantique sur France Culture, ainsi que pendant les soirées nomades de la Fondation Cartier.

De retour à Paris, en 2015, je décide d’explorer le format de la standup comédie. En découvrant
les codes du genre, j’évoque mon quotidien, mes souvenirs, ou dévoile les ficelles de fabrication d’une performance. J’ai nommé  cette suite de blagues parfois drôles, parfois ratées s’appelle Standup Comédie et a été présentée à La Fondation Cartier, au Centre Pompidou, au magasin de Grenoble, au festival Parallèle à Marseille, aux TJCC…  Forte du succès du premier opus, en décembre 2016, je décide de créer une suite inventivement nommée Stand-Up Comédie 2, mais réalise rapidement que je me suis engagée dans une mauvaise voie et explore en public le thème de l’impasse. J’évoque les obstacles que je rencontre à écrire mon spectacle à coup de blagues sans chutes. Douée en effets spéciaux, je n’hésite pas à mobiliser des forces héroïques pour corriger une mauvaise tournure de phrase ou éviter de justesse l’impasse conceptuelle.

Presqu’en même temps, et parce que je suis artiste en résidence à Nanterre-Amandiers je tourne, monte et commente  un sitcom à double-fond dont je suis suis l’héroïne, et qui se déroule dans le milieu du spectacle vivant et met à jour les règles structurelles des séries télévisées. A ce stade je réalise un peu trop tard que je dois arrêter d’utiliser le mot comédie dans mes titres et je nomme mon sitcom expérimental : SITuation COMédie. En mars 2018 je crée en collaboration avec Sheila Atala une chorégraphie dans laquelle les mouvements des acteurs, des volontaires nanterrois, sont influencés par leur histoire personnelle. Qui a déjà pris l’avion ? Qui est déjà entré dans un théâtre ? sont autant de questions qui donnent lieu à des migrations des danseurs sur la scène ou à des mouvements coordonnés. Cette courte expérience est intitulée Portrait de Groupe.

Enfin en avril 2017 et pour clôturer une saison très active je programme un jeu vidéo The Contemporary Artist, dont le héros est un artiste contemporain qui a pour but de jouer son spectacle en public. Pour ce faire il commence la partie avec 0 idée $100 et un téléphone. Le jeu vidéo, qui prend la forme d’une borne arcade créée pour l’occasion, est présenté au cours d’une soirée de lancement, une sorte de Keynote, intitulée Poème et Vidéo Game.

A ce jour je n’ai toujours pas mon permis de conduire.

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